jeudi 12 décembre 2019

Au revoir

A toi que je n'ai jamais connu
mais qui réside dans mon cœur

Je n'ai jamais pu te dire bonjour
ni te dire au revoir


et pourtant au creux de la chair 
tu as vraiment existé

tu es mort avant d'être né
tu es parti sans qu'on ait pu te dire au revoir, 
ni te saluer

à toi qui n'était qu'un bébé
plein de promesses inachevées

alors que le temps a passé
tu restes à jamais

celui qui m'a manqué
celui que j'ai cherché

j'aurai voulu te protéger
j'aurai aimé te rencontrer

comment un petit bébé
peut-il être pris dans les bras 
de sa petite sœur qui n'est pas encore née ?

je veux que tu saches
que ta place a été nommée

que ton souvenir
va être honoré

et que pour toi
nous allons prier

ta tombe m'a-t-on dit était dans un cimetière
face à la mer

des sœurs religieuses au grand cœur 
de toi se sont occupées

c'est ce qu'aujourd'hui
j'ai finalement appris

ce n'est peut-être pas la vraie histoire
mais elle est belle à croire

par delà les frontières
du temps qui s'est écoulé

par delà les chimères
qui ont pu interférer

par delà cette histoire
qui nous relie

je te souhaite que là ou tu es
dans de douces mains tu sois bercé

que la tristesse de ta naissance
renaisse comme un phénix
lumineux et joyeux
qui éclaire avec chaleur
la lumière de ton cœur

et que ta force soit retrouvée
ta pleine intégrité
parmi les âmes bienveillantes et souriantes

prends bien soin de toi
soit libéré et apaisé
c'est peut-être moi qui dois te laisser
pleinement tes ailes déployer

Vole, libre comme l'air
respire fort comme le vent
vis aussi fort que tu peux

à partir d'aujourd'hui
plus personne ne peut t'arrêter
pour poursuivre ta destinée

Le sort qui sur toi était jeté
à présent est totalement brisé
te voici complètement protégé
libéré
apaisé
je t'aime










Sur le sable, face à la mer
Se dresse là, un cimetière
Où les cyprès comme des lances
Sont les gardiens de son silence.

Sont plantés là, face à la mer
Sur le sable, des lits de fer
Mon ami, la mort t’a emmené 
Voir mon nom gravé sur la pierre, 
En son bateau pour l’éternité. 

Si on allait au cimetière 
Dans la chaleur, le silence 
Saluer les morts face à la mer, 
Ivres de vie dans la lumière. 


Sous le sable, face à la mer. 
A l’heure où les cyprès se balancent 
Les morts reposent au cimetière

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